La justice Hibernienne
Un article de Vindilis.
Toute la société hibernienne est basée sur l'oral. En conséquence, la parole donnée est sacrée. La plus grande des qualités est donc la franchise et le pire des défauts le mensonge. C'est pourquoi, en matière de justice, les faux témoignages sont particulièrement rares.
Les druides sont les dépositaires de la loi. Ils l'apprennent par coeur lors de leurs longues études, tout comme les bardes d'ailleurs, bien que ces derniers ne s'occupent en rien de son application. A l'issue de leur formation, tout le monde peut faire appel à eux pour arbitrer les différents, du plus petit délit jusqu'au pire des crimes.
Dans la plupart des cas, on leur demande de statuer sur des conflits de voisinage ou liés au commerce. Les différentes peines sont alors, par ordre d'importance :
Une amende proportionnelle aux ressources du condamné. Une caution d'une personne d'un rang social égal ou supérieur est alors exigée. Si l'amende n'est pas payée, la caution est utilisée, mais son propriétaire est alors en droit de saisir les biens du condamné.
On condamne très souvent la fine (famille) en plus du condamné pour qu'elle fasse appliquer elle-même la sentence en faisant pression sur celui-ci.
Dans les cas graves, on peut condamner quelqu'un à être exclu des cérémonies. Cela revient à le reléguer parmi les gens du commun. Pour une personne d'un statut social important, rien n'est plus infamant.
Si un condamné ne se soumet pas, ce qui est souvent le cas lorsqu'il est d'un statut social supérieur au plaignant, la victime a le droit d'aller se poster sur le seuil de la maison du condamné du lever au coucher du soleil en refusant de manger jusqu'à obtention de la somme due. Le condamné se doit alors de jeûner aussi sous peine de perdre son honneur. Or aucun hibernien, excepté peut-être un Lurikeen, ne supporterait de se déshonorer consciemment devant un membre d'une classe inférieure...
Mais pour les crimes les plus graves, puisqu'il n'y a aucune peine d'emprisonnement, c'est souvent la mort qui attend l'accusé.
Vous trouverez ci-dessous quelques exemple ce qui est considéré comme un crime et les peines associées en Hibernia.
Parjure : Bannissement. Dans les faits cela mène généralement à l'esclavage.
Obésité : Les Celtes exigent une amende de ceux des leurs qui sont reconnus comme obèse.
Tremper un Lurikeen dans un tonneau d'hydromel : Suite à de nombreuses noyades, le peuple lurikeen a décidé d'appliquer une sanction particulièrement cruelle (dans son système de valeur) aux coupables. Sans que personne ne sache comment, on les retrouve teints en vert de la tête au pied. On dit que cette teinture ne commence à s'effacer de la peau qu'au bout de plusieurs mois. Parfois, sans qu'on ne sache vraiment pourquoi, l'indélicat se voit amputé d'un orteil à la place d'être teint...
Rébellion : Mise à mort du coupable ou, si le représentant de l'autorité qui a été remis en cause lui fait cet honneur, duel à mort avec ce dernier.
Vol : Mise à mort ou mutilation du coupable. Sa famille doit payer une amende et rembourser les biens volés s'il n'est plus possible de les restituer à leur légitime propriétaire
Laisser un Fomorien vivant : Les Firbolgs subissent encore la honte de leur ancienne allégeance aux Fomoriens. Pour ne laisser aucun doute aux autres peuples d'Hibernia sur la fin définitive de ces antiques serments, les Firbolgs ont juré de ne pas croiser un fomorien sans lui ôter la vie. Ceux qui ne le font pas sont considérés comme parjures. Ils sont donc bannis.
Lâcheté au combat : L'honneur d'un protecteur, d'une finelame ou d'un champion est plus important que tout. S'il lui arrivait de se montrer lâche, il ne pourrait se soustraire au jugement de ses pairs. Ainsi, si ses compagnons sont toujours en vie, ils peuvent décider de lui pardonner ou de le mettre eux même à mort. S'ils sont tous restés sur le champ de bataille, le lâche est abandonné seul, nu et sans arme, en territoire ennemi.
Abattage d'un arbre sain : Pour les Sylvains, un tel crime contre le bosquet est puni de bannissement
Acte Sacrilège : C'est entièrement à la discrétion du druide en fonction de la nature du sacrilège. Il pourra parfois se contenter d'un sermon. A contrario, dans d'autres cas extrêmes, on a vu des coupables brûlés vifs.
Manque de respect envers une Shar : Lorsqu'un mâle Shar manque de respect à une Shar, celle-ci est en droit de choisir ce qu'il adviendra de lui. La mort est tout à fait envisageable.
Insulter un Roi : Amende de cent vaches, un bâton d'argent de la hauteur du roi assis sur son trône et épais comme son médium, un bol d'or assez gros pour contenir une gorgée du roi et épais comme l'ongle d'un de ses paysans qui a labouré 7 ans, plus une couverture d'or aussi épaisse de la taille du visage du roi. Le roi peut également exiger un duel (à mort ou non) pour lequel il envoie le champion de son choix.
Commerce avec les Siabras : Les Elfes punissent de mort cet acte de trahison. La plupart des autres clans d'Hibernia le font également, mais cette guerre interne est particulièrement douloureuse pour les sujets de Lugh.
Meurtre : Amende et, si la famille proche de la victime le désire, elle peut mettre à mort le coupable (de toute façon l'amende est payée par la famille du coupable).
Tentative de meurtre : Idem que pour un meurtre bien qu'il arrive parfois qu'un druide admette des circonstances atténuantes et ne fasse pas appliquer la mise à mort. Les circonstances atténuantes acceptables sont la colère, la passion, ou avoir été, de façon temporaire, sous le contrôle d'un être magique.
Source : La Gazette de Camelot (Site officiel DAoC)